Badr Hari se retrouve de nouveau confronté à la justice néerlandaise. Le kick-boxeur maroco-néerlandais a été interpellé mardi matin à Amsterdam dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés de menaces et d’insultes.
Son avocat, Sam Boelat, a confirmé l’arrestation. De son côté, la police néerlandaise a indiqué avoir interpellé vers 9 heures un homme de 41 ans dans la Van Leijenberghlaan, dans la capitale, pour des soupçons liés à des menaces et à des insultes.
À ce stade, peu d’éléments ont filtré sur le dossier. Les autorités n’ont pas communiqué l’identité de la personne qui aurait été visée ni précisé les circonstances dans lesquelles les faits reprochés se seraient produits. L’avocat du sportif a également indiqué que son client ne souhaitait pas commenter davantage l’affaire.
Une nouvelle affaire judiciaire
Cette interpellation intervient alors que Badr Hari a déjà eu affaire à la justice néerlandaise par le passé. L’année dernière, il avait notamment été arrêté dans une procédure impliquant son ancienne compagne, Daphne Romani.
Cette affaire s’était conclue par un accord avec le parquet prévoyant notamment des travaux d’intérêt général, le versement d’une indemnisation ainsi qu’une mesure restrictive. Le kick-boxeur avait passé trois jours en détention provisoire avant la conclusion de la procédure et avait ensuite exprimé ses regrets concernant les faits qui lui étaient reprochés.
Son nom avait également été au centre d’une autre procédure remontant à 2012, après l’agression de l’homme d’affaires Koen Everink lors d’une soirée à Amsterdam. En appel, Badr Hari avait été condamné à deux ans de prison, dont dix mois avec sursis, une décision ensuite confirmée par la Cour suprême néerlandaise en 2017.
Les autorités avaient toutefois précisé qu’il n’existait aucun lien entre Hari et le meurtre de Koen Everink, retrouvé mort à son domicile en 2016. Un autre homme avait été poursuivi puis condamné dans cette affaire.
Pour l’heure, la nouvelle interpellation reste entourée de nombreuses zones d’ombre. L’enquête devra déterminer la nature exacte des faits reprochés au kick-boxeur et les éventuelles suites judiciaires qui pourraient être engagées.


